Journée mondiale de l’environnement : les technologies qui aident la planète
Le 5 juin marque la Journée mondiale de l'environnement et, comme chaque année, cette occasion donne lieu à des discussions sur les nouvelles technologies, les énergies renouvelables, l'innovation durable, les notations ESG à maintenir, et bien d'autres sujets. Tous ces thèmes sont importants, mais cette approche risque de reléguer au second plan une réalité moins visible.
En effet, de nombreuses solutions nécessaires pour réduire la consommation d'énergie et les émissions existent déjà. C'est pourquoi il est essentiel non seulement de développer de nouvelles technologies, mais aussi – et surtout – de mieux utiliser celles dont nous disposons déjà, de manière plus consciente et plus efficace.
Pensons par exemple aux bâtiments, aux infrastructures urbaines, aux installations industrielles ou aux espaces commerciaux. Dans de nombreux cas, des systèmes capables de réduire considérablement les gaspillages énergétiques sont déjà en place. Les capteurs, les systèmes de supervision, les plateformes de gestion énergétique, l'automatisation et les technologies de contrôle permettent aujourd'hui d'utiliser l'énergie, l'eau et les ressources de manière plus intelligente, en adaptant la consommation aux besoins réels et en limitant les pertes. Pourtant, ces outils sont souvent sous-utilisés, mal configurés ou laissés en service pendant des années sans qu'aucune vérification de leurs performances ne soit effectuée.
Trop souvent, les entreprises investissent dans l'acquisition d'une nouvelle technologie et considèrent leur démarche de durabilité comme achevée. En réalité, l'installation ne constitue que le point de départ. Les bénéfices environnementaux se construisent dans le temps grâce au suivi, à l'analyse des données, à la maintenance et à l'optimisation continue.
Une technologie performante mais mal gérée peut produire des résultats bien inférieurs à son potentiel. À l'inverse, des systèmes déjà existants peuvent continuer à améliorer leurs performances lorsqu'ils sont régulièrement surveillés et mis à jour.
La durabilité de demain dépendra de moins en moins de l'introduction de nouveaux équipements et de plus en plus de notre capacité à piloter et optimiser ceux qui existent déjà.
On peut ainsi affirmer que la notion d'« efficacité » évolue. Elle ne se mesure plus uniquement à la quantité d'énergie consommée par une installation, mais également à notre capacité à comprendre son fonctionnement et à l'adapter aux besoins réels.