Quel est le coût d’une mauvaise gestion des infrastructures ?
Lorsque l'on parle d'investissements, on réfléchit rarement aux coûts cachés liés à une gestion inefficace des infrastructures existantes, alors même que c'est souvent là que se trouvent certaines des principales sources de gaspillage.
Une installation qui fonctionne alors qu'elle n'est pas nécessaire, une maintenance réalisée uniquement après une panne, un bâtiment dont la consommation réelle est inconnue ou encore un réseau de services géré sans données actualisées peuvent engendrer des coûts importants sur le long terme.
De plus, cette approche a longtemps été commune à l'ensemble des secteurs d'activité. Les usines, les bureaux, les écoles, les installations sportives, les centres commerciaux et les infrastructures urbaines partagent souvent la même problématique : le manque d'informations fiables permettant de prendre des décisions rapides et pertinentes.
Il convient également de souligner que, ces dernières années, les modes d'utilisation des bâtiments, les coûts de l'énergie, les objectifs de durabilité, les exigences de sécurité ainsi que les attentes des utilisateurs ont profondément évolué. Par conséquent, ce qui était considéré comme performant il y a dix ans ne l'est pas nécessairement aujourd'hui, même si l'infrastructure continue de remplir correctement sa fonction initiale.
Pensons aux bureaux, où la généralisation du télétravail a profondément modifié l'occupation des espaces. Pensons également aux villes, qui déploient progressivement des services numériques et des systèmes de gestion toujours plus dynamiques, ou encore aux sites industriels, confrontés à des coûts énergétiques plus élevés et à des exigences de suivi de plus en plus strictes. Dans tous ces cas, le véritable problème réside dans l'incapacité des infrastructures à s'adapter aux évolutions et aux nouveaux besoins.
Aujourd'hui, grâce à la disponibilité des données et des outils numériques, il est possible d'adopter une approche totalement différente, fondée sur la prévention, le suivi continu et l'optimisation.
Dans un contexte où les organisations doivent accomplir davantage avec des ressources toujours plus limitées, la capacité à gérer intelligemment les actifs déjà existants devient un avantage concurrentiel de plus en plus déterminant.